Garder la tête haute, donné le change quand la maladie
psychique fait rage. Cette maladie parfois invisible aux yeux de tous, est du
coup parfois incompréhensible. Sourire quand on souffre n’est pas donné à tous.
J’ai su récemment que Mère Theresa était désespérée dans les 50 dernières
années de sa vie. Le désespoir et le sourire, ne purent être mieux incarnés par
la petite sœur venant en aide aux plus pauvres à Calcuta.
Depuis plusieurs
mois, je souffre psychiquement, je ne parviens plus à faire face, j’ai beau
dire à mon psychiatre que le neuroleptique que je prends est responsable de
troubles psychotiques le matin, rien n’y fait ce psy ne veut pas changer de
traitement. Il est vrai que le leponex qui a été mis en place est réputé pour
être le meilleur neuroleptique – cependant il ne faut pas faire de bricolage en
augmentant ou diminuant la posologie de soi-même sans avis médical.
Actuellement, je prie beaucoup pour moi et surtout pour ma mère que j’ai vue
hier dans un service de cancérologie d’une clinique lilloise. Je ne me fais
plus d’illusions, elle va mourir. Cancer du pancréas, défaillance de la valve mitrale,
tassements de vertèbres dorsaux et diabète auront raison de ma maman qui pour l’instant
se sent mieux à l’hôpital. Mais bon toute la famille n’a aucun avis d’un
médecin. Ma mère vomit tous ces repas et du coup maigrit énormément. De mon
côté je me prépare à l’issue fatale. J’espère que je ne vais pas péter un
plomb.
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