Osciller
entre le « je vais un peu près » et « ça va nettement mieux »,
j’appelle cela le piège de la routine du petit peu. Autant borner large entre
le bien total et son pendant l’absolu mal. Naviguant ainsi depuis des années
entre doutes et incertitudes, je suis prêt à chambouler ma manière de
fonctionner, ce qui signifie que je choisis de faire le bien en toutes
circonstances et de là à m’oublier complètement, il n’y a pas à tergiverser,
faut le faire et aller jusqu’au bout de ses forces voilà tout. Dans le ventre
mou décisionnaire, il est nécessaire de ne pas tourner autour de quelque chose à décider, mais bon je
crois que je vais choisir de manière en libre choix, d’aller au maximum de ce
que je peux faire et par conséquence, il m’est important par exemple de ne pas
fixer de limites au bien, mais par contre de fixer la limite basse. Les limites basses sont pour moins l'accession à l'alcool et aux médicaments de type anxiolytique. Je me suis encore battu aujourd'hui contre la fatigue - la transition entre deux neuroleptiques est toujours un risque et j'ai confiance en mon psychiatre. Je ne veux plus me laisser guider par la fatigue pour un oui ou pour un non. Ayant peu de résistance psychique je me battrai au mieux.
samedi 10 mars 2012
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