Ce premier mai, nous a permis ma petiote et moi-même d'accueillir famille et amis. Nous étions 7 à table. Chacun a pu goûter le poulet fermier et autre pomme de terre grenaille et haricots verts. Si mon palais jouissait, il faut bien dire qu'au niveau psychique, c'est difficile, je lutte contre la prise d'alcool, il est temps que je voie mon psychiatre pour en parler. Toute la journée est difficile. Mon lit m'appelle sans cesse pour échapper à un mal presque inconnu en moi et qui est très incrusté. Alors il me faut lutter le plus possible et surtout prendre son bâton de pèlerin en l’occurrence la prière continuelle. La règle de saint Benoît comme repère incontournable dans la vie des moines dit entre autre de bien surveiller ses pensées. Et je dois dire que pour ma part, je ne supporte plus de laisser aller ma pensée ici ou là. Je vis mal avec des pensées insipides, oiseuses ou superficielles et préfère cogiter quand je peux, sur l'essentiel à la façon d'un moine qui suit la règle. Réfléchir sur la mort, pour bien vivre. Bien que peu pratiquant, je furette sans cesse dans la Bible ou quelques revues chrétiennes, si seulement ma mémoire était capable de retenir, ce serait une grande et belle chose. Il y a beaucoup de livres que j'ai lus et dont je n'ai rien retenus du tout, ou alors, il faut que je relise une dizaine de fois certaines pages. Quand apparaît, chez moi, une envie irrésistible de lire livres et revues pêle-mêle, c'est le signe de la compulsion livresque très difficile à stopper d'autre part et qui me fait penser à quelques réminiscences de troubles cognitifs, mais bon rien de grave car cela ne m'empêche pas de vivre, d'aimer et de travailler.
Allez Luc et vous tous courage dans vos vies respectives.
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