vendredi 8 mars 2013

L'alcool

L'alcool pris avec des psychotropes induit des troubles de la pensée. La diffluence est accrue chez moi, d'ou la difficulté importante de pouvoir me concentrer en lisant, en écoutant et en cherchant à comprendre mon interlocuteur. L'attention diminuant pose le problème de l'utilisation de machines impliquant un certain degré de dextérité. La conduite automobile sous alcoolisation, qui est interdite et sanctionnée est encore plus accidentogène. 

Cela fait 4 mois que j'ai arrêté totalement l'alcool et ma fierté c'est de constater une meilleure attention et concentration et cerise sur la gâteau, il me semble que le moral est meilleur dans des périodes de la journée comme le matin qui restaient habituellement dépressive. L'humeur est lissée et se trouve au-dessus de la ligne de flottaison.

La diffluence quand elle s’accroît fait reculer complètement les facultés cognitives comme la capacité à planifier des tâches complexes. L'esprit si je puis dire navigue dans le brouillard. Prendre de l'alcool avec les psychotropes, c'est jouir quelques heures pour ensuite tomber dans les affres de l'angoisse qui précèdent des troubles cognitifs qui perdurent bien plus longtemps que l'ivresse festive ou non des premières heures. 

Alors bien sûr, il peut y avoir une prise de boisson uniquement le weekend - histoire de savourer un Bordeaux ou autre vin, mais non, il faut pour ma part me contenter de lire l'étiquette. 4 mois d'arrêts et toujours ce constat irrévocable. L'alcool m'est interdit, malgré le goût exquis que je trouvais à certaines bières ou autres vins, il me faut apprécier dorénavant le goût de certaines eaux en bouteilles. 

La Vittel est ma préférée. Je note que mon arrêt le plus long de octobre 2005 à janvier 2009, a été suivi d'arrêts de travail que j'impute à la prise d'alcool. Au jour d'aujourd'hui, je me sens beaucoup plus capable de recul sur ce que je dis et fais, tout en constatant que je suis plus vite fatigué et plus lent dans l’exécution de tâches dans le travail et à la maison. 

Ce recul sur les choses, sur les faits et autres observations peut être rapportés à la quarantaine bien souvent. Ainsi l'on peut nourrir des projets, mettre en place certaines stratégies (chose difficile pour moi). En ces dernières journées, je cherche à structurer au plus mes journées. Ainsi si mes prières sont jaculatoires, elles éteignent une certaine anxiété. 

De plus je pense et prie beaucoup pour ma maman décédée le 25 janvier dernier. Je pense que je veux rendre absolument chaque moment comme quelque chose d'essentiel, pour tout dire très important. Il en découle de tout cela d'une petite tristesse en fait d'une certaine responsabilité bien à coeur (comme le sont certains fromages).

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