Qui pourrait croire dans mon entourage côtoyer un schizophrène de mon espèce, car il faut bien appeler ce petit quelque chose, c'est à dire moi, un individu qui se dissocie de plus en plus; ma pensée est cassée de plus en plus, du fait d'une altération dans la manière de penser. La normalité en ce domaine est tout de même de l'ordre du développement de l'intelligence et je dois dire que intérieurement réapparaissent des pensées délirantes qui s'imposent à moi comme des intuitions.
J'essaie de penser clean, et je n'y parviens point, soit je bloque, soit l'imaginaire s'emballe. Ma plus grande difficulté serait certainement de définir de moi-même ce qu'est une pensée saine, les psychologues sont plus aptes à cette tâche, qui relève de leur domaine, mais bref passons. J'ai remarqué que je ne parviens à m'exprimer que par l'écriture. Mon oral est défaillant d'autre part et je trouve peu de possibilité à développer une argumentation. Bref côté psychique c'était moyen aujourd'hui. Je ne m'en inquiète pas plus mais bon j'espère que je ne vais pas délirer à nouveau.
La schizophrénie est une maladie chronique et on ne peut jamais dire être tranquille avec, heureusement il y a les psychotropes qui calment le psychisme sans faire vraiment autre chose à vrai dire. Le sens de l'initiative qui manque à beaucoup de psychotiques stabilisés me touchent également. Il y a des tas de choses simples que je ne sais plus faire sans y être convié. Seul, je crois que je dériverai complètement et finirai par vivre l'incurie, j'en suis presque certain et cela scotché à mon PC. Mais bon pas d'alarme, je vois bien que je suis capable néanmoins de répondre à ce que l'on me demande la plupart du temps.
J'essaie de penser clean, et je n'y parviens point, soit je bloque, soit l'imaginaire s'emballe. Ma plus grande difficulté serait certainement de définir de moi-même ce qu'est une pensée saine, les psychologues sont plus aptes à cette tâche, qui relève de leur domaine, mais bref passons. J'ai remarqué que je ne parviens à m'exprimer que par l'écriture. Mon oral est défaillant d'autre part et je trouve peu de possibilité à développer une argumentation. Bref côté psychique c'était moyen aujourd'hui. Je ne m'en inquiète pas plus mais bon j'espère que je ne vais pas délirer à nouveau.
La schizophrénie est une maladie chronique et on ne peut jamais dire être tranquille avec, heureusement il y a les psychotropes qui calment le psychisme sans faire vraiment autre chose à vrai dire. Le sens de l'initiative qui manque à beaucoup de psychotiques stabilisés me touchent également. Il y a des tas de choses simples que je ne sais plus faire sans y être convié. Seul, je crois que je dériverai complètement et finirai par vivre l'incurie, j'en suis presque certain et cela scotché à mon PC. Mais bon pas d'alarme, je vois bien que je suis capable néanmoins de répondre à ce que l'on me demande la plupart du temps.
Bonjour à vous luc,
RépondreSupprimerJe suis une maman dont l'un de ses enfants souffre de schyzophrénie, Oh certes j'avais bien entendu parlé de cela par le passé, sans toutefois comprendre cette maladie.
Mon fils a été diagnostiqué courant novembre, c'était il y a peu.
Depuis tout est si différent, car hélàs, tout s'est enchainé extrémement vite, avec le recul, j'ai compris certains de ses comportements, mais le présent pour le moment est si douloureux, car, voyez-vous, je voudrais tant l'aider à ne plus craindre son monde qui l'entoure, celui dont je fais partie, mais sans que je ne puisse faire quoi que ce soit.
Je l'aime, et ne cesse de lui dire qu'il ne doit pas hésiter à me parler quand il entre dans des périodes hallucinatoires, or, il est dans le déni de la maladie.
Je me renseigne, cherchant à droite & à gauche comment il me serait possible de l'aider à se sentir bien, mais parfois, c'est décourageant.
On m'a conseillé de faire partie des groupes de parole de l'UNAFAM, mais j'y ai trouvé un côté fataliste, comme si rien n'était possible hormis la prise médicamenteuse afin de stabiliser la maladie.
Je voudrais tant qu'il me parle plutôt que de me fuire.
Je voudrais tant qu'il puisse oser nous regarder sans craindre quelque chose.
Je voudrais tant le voir aimer la vie, s'amuser et rires.
Je voudrais simplement que ce soit un enfant heureux et qu'il sache que sa maman ne le considère nullement comme un fou, car jamais n'a été prononcé ce mot là.
Alors voyez-vous Eric, j'avais envie de vous remercier de vous exprimer par le biais de votre blog, mais aussi des vidéos que je suis allée regarder.
Ca va sans doute me permettre de mieux comprendre mon fils, car il ne parle que très peu.
A bientôt de vous lire, et merci à vous, Talwyn.